Voici le texte de Camille, presque 17 ans. Je ne vous cacherai pas que, pour l'instant, c'est de loin celui que j'ai préféré et qui m'a le plus touché... Elle aime la musique dans ses écouteurs (chacun son truc, moi c'est plutôt à fond quand la maison est vide ^^), Les petits L* (pas de marque...ce sont des biscuits nantais que tout le monde aime...), les mots (ça se voit), l'amour (ça se voit aussi ^^), les rires et les sourires, et puis les plaisirs d'une vie lycéenne (qui ne les aime pas ?). Bonne lecture.
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Anais s'approche de la fenêtre et regarde au loin.
Anaïs : Tu as vu, il pleut.
Théo : Laisse la donc la pluie, elle nous illusionne. Entends ces légers clapotis hypocrites qui nous bercent de nostalgie. La pluie n'a pas de c½ur pour les amoureux, amants, aimants au coin du soleil. Elle s'agite et déverse son flot amer de tristesse et de ranc½ur. Elle ne mérite pas notre mélancolie.
Anaïs : Comme tu as changé. Avant tu me décriais des vers enflammés à célébrer l'arc en ciel de l'amour, l'abondance de notre soleil et la résonance du bleu du ciel qui coloriait nos c½ur façon amour. Mais depuis la pluie, tu ne chantes plus, tu n'écris plus. Les mots n'ont plus aucun sens pour toi et tu restes passif, à attendre que la pluie passe. Et si elle ne s'arrêtait plus ?
Théo : Je n'ai plus besoin de ces artifices naturels, je trouve cette inspiration dans cette superbe lenteur. Viens t'allonger à mes cotés Anaïs. Et savoure les secondes. Et savoure cette enivrante passion qu'est le temps qui passe...
Anais s'approche de Théo, s'installe sur la lit et s'allonge près de son amant.
Anaïs : Je ne comprends vraiment pas.
Théo : Fais un effort, concentre toi ... Ne perds pas de temps, les minutes nous font prisonnières. Sens-tu ces incessants souvenirs défiler, sens-tu à quel point la vie prends son sens dans cette fraction de seconde. Profite de ces sensations éphémères... Là est le mystère, là est la clé de nos existences, la clé de nos c½urs. C'est cela la vraie poésie.
Anaïs : Mais c'est si peu perceptible, tout m'échappe.
Théo : Allons, ne t'emporte pas. Pas de précipitation, tu es trop impatiente. Recommençons...
Tu vois cette successions d'instants, encore, ils ne sont pas simples à décrocher... Prépare ta main... Et là attrape ce bout d'univers, ne le laisse pas s'échapper, enserre le de tes mains si douces. Pas trop fort. Voilà, comme ça ... Ne l'étouffe pas surtout ... Allez, dis-moi, qu'est-ce qu'il te raconte !?
Anaïs : C'est une bourrasque, un courant frais qui emmêle nos chevelure et absorbe l'humanité. C'est impressionnant ! Et puis derrière la brume, à l'horizon, des milliers d'yeux qui nous fixent, qui attendent.
Théo : Qu'est-ce qu'ils attendent ?
Anaïs : Je ne sais pas, je crois qu'ils attendent la fin eux aussi.
Théo prend alors la main d'Anais, la pose sur son coeur et tous les deux s'endorment, heureux, amoureux.
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